Caroline Fourest et les seins nus censurés sur Facebook !

Caroline Fourest © Place au Peuple
Caroline Fourest © Place au Peuple

Les noces barbares entre une poignée d’excités (catholiques, intégristes et vraisemblablement un peu fascistes) et les activistes pacifiques de FEMEN n’en finissent plus d’être célébrées. Dernier rebondissement de cet amour vache : le futur Prix Pulitzer Caroline Fourest vient de voir sa page Facebook censurée pour avoir mis en ligne des photos de femmes seins nus. Facebook succomberait-il à l’hétérofascisme ? Mark Zuckerberg est-il un sympathisant de la bête immonde Civitas ?

Mesdames et messieurs, l’heure est grave. La France a peur. Le 22 novembre, l’information tombe comme un couperet un frais matin expiatoire de juin 1793. La page officielle de Caroline Fourest est (momentanément ?) supprimée de Facebook. La raison invoquée ? La célèbre journaliste, passée à tabac, a publié des photos des belles Ukrainiennes de FEMEN… seins nus, évidemment. Cachez ce sein, etc… Ni une ni deux, Facebook suspend la page de Caroline Fourest.

En plus d’entrer dans les statistiques officielles des femmes battues, la journaliste se voit donc censurer ! Sur une page de soutien qui lui est consacrée, la Liao Xiaobo française s’offusque :

« Facebook est hallucinant. Il relaie des pages incitant à me tuer, moi et d’autres… Mais veut bloquer mon compte parce que je mets en ligne des images des Femen… Et qu’elles sont seins nus ! Pauvre liberté d’expression entre les mains de critères anglo-saxons ».

Cette complainte sincère et touchante suscite plus de 1000 commentaires. Pour la grande majorité, des messages de soutien. Mais on y découvre une facette plus inédite des sympathisants de Caroline Fourest, entre anti-américanisme haineux et conspirationnisme. L’anti-américanisme, c’est l’affaire de Rémy Devred :

« [Les États-Unis sont] un pays de malades. Un pays où on vous offre un flingue lorsque vous ouvrez un compte en banque, et où des mâles dominants de la politique se permettent d’affirmer qu’une femme violée ne ressent pas douleur et que l’enfant d’un viol est un don de Dieu. Et d’innombrables autres exemples de l’ahurissante absurdité de ce pays ».

Stephan Pain se charge d’invoquer une conspiration très haut placée qui dédouane Facebook de toute responsabilité.

« Ne blâmez pas les gens qui travaillent pour Facebook. Ils n’obéissent pas aux intérêts américains. Loin de là. Des intérêts un peu plus, disons, haut placés ».

Facebook sous allégeance d’intérêts plus haut placés ? Serait-ce donc… Dieu ? Toute cette affaire fait maintenant sens. Soutenue par Dieu Lui-même, l’association Civitas a gagné cette première bataille numérique contre Caroline Fourest. Les cathos tradis sont plus « connectés » qu’on ne le pense. Affaire à suivre…

Commentaire (1)

  1. J’ai eu la stupeur (n’étant ni une célébrité ni un personnage important, mais un simple citoyen lambda)
    de découvrir la chose par hasard.
    J’assume complètement mes propos ci-dessus, portés sur FB suite à la relation d’un fait précis d’actualité.
    Mais de les voir extraits de leur contexte et utilisés publiquement et nominativement, à mon insu, sur un site journalistique, prouve à l’évidence qu’un réseau social est tout sauf quelque chose d’anodin.
    Qu’on se le dise.

    Rémy Devred | 16 mars 2013 à 19 h 17 min |

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