Elysée : Emmanuel Macron et Laurent Berger, un amour contrarié

Vincent est un chroniqueur récurrent d'Inactuels....
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Photo montage avec Emmanuel Macron et Laurent Berger

 

Emmanuel Macron et Laurent Berger, c’est un peu l’histoire d’un amour contrarié. Tous deux réformistes et rocardiens, ils étaient faits pour s’entendre. Hélas les deux hommes sont éternellement en froid. Au final, l’un et l’autre a commencé à s’agacer de la situation.

Les irréconciliables

D’après le Parisien, entre Emmanuel Macron et Laurent Berger, la mayonnaise ne prend toujours pas. Pourtant, tous deux réformistes et rocardiens, ils étaient faits pour convoler en justes noces. Le patron de la CFDT avait fait cette confidence à l’un de ses amis politiques : « Quand je lui ai parlé pauvreté, ses yeux sont partis dans le vague. J’ai eu le sentiment que pour lui ça ne voulait rien dire, que ça n’avait aucun sens ». Macron, lui, s’agace du côté chrétien « donneur de leçons » de Laurent Berger. L’exécutif considère même le patron de la première centrale syndicale comme le représentant du « vieux monde ». C’est tout dire.

Certaines personnalités politiques ont tenté de raviver la flamme entre les deux hommes, parmi lesquelles François Bayrou et le patron de l’Assemblée Richard Ferrand. Philippe Grangeon, conseiller spécial de l’Elysée a également essayé de jouer le médiateur. Chantre du dialogue, il a arrangé un déjeuner entre le président de la République et le patron de la CFDT. Le 2 avril, Emmanuel Macron a convié Laurent Berger à sa table. « Il y a un réchauffement », a assuré un habitué du Palais.

« J’en ai marre des menteurs »

Malheureusement ce dîner ne les réconciliera pas. Le syndicaliste n’osera même plus appeler Macron « Monsieur le président ». Il préfère l’interpeller platement. Le divorce a semblé vraiment consommer quand le leader de la CFDT, qui avait appelé ses adhérents à faire barrage au FN en 2017, a presque regretté son choix. Il a averti Macron : « Je le referais en 2022, mais je serais beaucoup moins suivi ». C’est que la crise des Gilets jaunes est passée par là, avec son lot de frustration. Il y a par exemple eu la déception sur la réforme de l’assurance-chômage. Laurent Berger a parlé d’un texte « injuste », tout en lançant à la figure du gouvernement : « J’en ai marre des menteurs ».

Je ne t’aime pas, moi non plus

Du côté de l’exécutif, on ne manque pas aussi d’étriller Laurent Berger, jusqu’à le faire passer pour une diva. « Il n’est pas content parce qu’il avait son rond de serviette à l’Elysée sous Hollande », tacle un conseiller ministériel. En effet, le patron de la CFDT s’estime maltraité, alors que le Président refuse de faire de lui le prince qu’il était sous François Hollande.

 

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