Greta Thunberg : L’infantilisation de la lutte contre le réchauffement climatique

Umma Niste
Résolument moderne et progressiste, Umma est une jeune femme de son époque qui déteste la guerre, l'extrémisme et l'intolérance. Elle s'est perdue entre les lignes d'Inactuels....
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Greta Thunberg , lors d'une manifestation pour le climat en Suède

 

Invitée à l’Assemblée nationale ce mardi 23 juillet pour un speech sur le réchauffement climatique, Greta Thunberg fait actuellement l’objet de nombreuses critiques, notamment de la part d’élus LR. Trop jeune pour en parler, manipulée par ses parents ou des lobbys écologistes, pièce maîtresse d’une machine à sous, Chucky la poupée programmée pour des discours apocalyptiques…que penser réellement de Greta Thunberg ?

« Pour changer le monde, il faut aller à l’école ! »

Ce mardi 23 juillet, Greta Thunberg est invitée par les 162 députés du collectif transpartisan sur le climat Accélérons, à une réunion ouverte aux autres parlementaires. Mais l’icône de la lutte contre le réchauffement climatique n’est pas forcément la bienvenue à l’Assemblée nationale. Le député Sébastien Chenu (Rassemblement national), par exemple, parle de l’activiste suédoise comme de « cette gamine de 16 ans devant laquelle il faut plier le genou ». La députée Les Républicains Valérie Boyer écrit sur Twitter qu’« On peut se demander si c’est aux enfants de faire de la politique mais il y a une certitude, Greta Thunberg, pour changer le monde, il faut aller à l’école ! ». L’adolescente l’entend d’ailleurs ainsi quand elle affirme : « Je suis trop jeune pour faire ça. Nous, les enfants, on ne devrait pas avoir à faire ça ».

Une déclaration qui fait penser qu’elle est « sous l’emprise des ayatollahs écolo-catastrophistes qui veulent imposer aux jeunes une réduction massive de leurs libertés », a déclaré le chirurgien Laurent Alexandre, figure de la tech en France. « Je trouve ça très drôle », répond la Jeanne d’Arc du climat. « Je n’ai jamais rencontré de militant écologiste qui l’était pour l’argent. L’idée est absurde et me fait beaucoup rire. Non, il n’y a personne derrière ce que je dis. Il n’y a que moi. Bien entendu, je reçois beaucoup d’aide. Tous ceux qui s’accordent à dire que la crise climatique est un sujet important m’offrent leur aide. Les gens sont désespérés et inventent des choses. C’est triste. », se défend Greta. Sauf que sa famille entretient de bonnes relations avec celle d’Ingmar Rentzhog, le cofondateur de la start-up We Don’t Have Time, réseau social consacré à la planète, et le président du conseil du think tank Global Utmaning, lié à un programme du forum de Davos. Activités pour lesquelles il est accusé de « greenwashing », à savoir faire de l’écologie pour se donner une belle image.

Quand l’adulte devient l’enfant et l’enfant l’adulte

Mais passons sous silence cette accusation pour revenir à l’essentiel. La figure de Greta Thunberg n’infantilise-t-elle pas la lutte contre le réchauffement climatique ? Certains objecteront qu’elle en connait un rayon sur la question, mais il faut être honnête : Greta Thunberg ne fait que répéter « ses leçons », d’où le ton innocemment apocalyptique des discours. Cette héroïne du climat est clairement le symbole de l’irrespect de nos dirigeants qui, à défaut de mobiliser les experts et scientifiques sur le problème, préfèrent faire parler un enfant à des tribunes sérieuses. La place d’une adolescente est avant tout à l’école. Ses appels sont certes nobles , mais l’importance qu’on leur accorde devient ridicule.

Il est aussi navrant de voir des enfants «faire la leçon» aux adultes, sans que cela n’interpelle. Evidemment, c’est une attitude normale aux yeux du rouleau compresseur mediatico-capitaliste. L’on ne peut alors s’empêcher d’y voir une extension des intentions de la loi anti-fessée, qui promeut la prise de pouvoir et la dictature de l’enfant. Ce dernier est désormais l’égal des parents comme la nouvelle démocratie familiale le prescrit. Et maintenant, il peut se permettre de les sermoner sur certaines questions. Bientôt peut-être inversera-t-on les rôles en famille (puisque les grands sont des irresponsables), abaissera-t-on l’âge de vote à dix ans, fera-t-on élire des enfants à la présidence et à l’Assemblée nationale, les mariera-t-on…

Vive donc l’avènement de l’enfant-roi et du roi-enfant !

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