Que retenir de l’audition d’Alexandre Benalla au Sénat ?

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Le feuilleton de l’été reprenait ce matin avec l’audition d’Alexandre Benalla devant les sénateurs. Du fait de la séparation des pouvoirs judiciaires et législatifs, les questions se sont concentrées sur son rôle au sein de l’Elysée dans la protection du Président de la République et non sur son action durant les manifestations du 1er mai 2018 à Paris.

Depuis les révélations du journal Le Monde le 18 juillet dernier, un grand nombre de mystères planent encore sur l’affaire Benalla. L’audition était très attendue après le refus initial d’Alexandre Benalla de se présenter devant la commission d’enquête du Sénat. Des vidéos le présentant entrain de frapper un manifestant ont permis sa mise en examen pour violence en réunion.

Deux points de l’audition ont retenu notre attention.

Monsieur Benalla affirme ne pas avoir été le garde du corps du président. Il assure que « sur les meetings, j’étais proche de lui physiquement mais comme un certain nombre de personnes » et précise que son « statut, c’était chargé de mission, c’est-à-dire le niveau le plus bas » déclarant également avoir perdu 66% de son précédent salaire au moment de rejoindre la campagne d’Emmanuel Macron.

Sa demande de port d’arme aurait été faite « pour des motifs de défense et de sécurité personnelles » arguant qu’« il y a un certain nombre de parlementaires qui ont une autorisation de port d’arme, cela ne fait pas d’eux des gardes du corps ».  

Sans surprise, l’exécutif a réaffirmé son opposition à cette audition. La ministre de la Justice, Nicole Belloubet a déclaré que cette commission pouvait aboutir à « un empiétement sur le domaine judiciaire ». Le sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur a déclaré par la suite : « Nous avons beaucoup de questions à lui poser indépendamment de ce qui relève stricto sensu de la justice ».

 

 

 

 

 

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