Propos d’Alain Finkielkraut : quand le néoféminisme trouve de quoi ruminer

La chienlit cest maintenant
Et si nous jugions notre époque et ses principaux acteurs à l'aune de la vie et de l'héritage du général de Gaulle......
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Une femme triste dans la pénombre

 

« Je dis aux hommes : violez les femmes. D’ailleurs, je viole la mienne tous les soirs et elle en a marre », a lancé en guise de provocation Alain Finkielkraut sur LCI mercredi. Il n’en fallait pas plus pour faire monter Caroline de Haas sur ses grands chevaux. La militante féministe a estimé que le philosophe banalise « la réalité de ce que subissent des milliers de femmes en France ».

Le philosophe Alain Finkielkraut était l’invité de David Pujadas dans le talk-show La Grande confrontation sur LCI, le mercredi 13 novembre à 20h50. Le débat portait sur la liberté d’opinion et d’expression. Les invités ont abordé notamment les affaires de viol et d’agressions sexuelles rapportées par les médias ces derniers mois. Les échanges sont devenus houleux entre Caroline de Haas et l’académicien lorsque le débat a porté sur la culture du viol.

« Il y aurait en France de nombreux violeurs en puissance… »

Pour Alain Finkielkraut, aujourd’hui on est en face d’une culture de l’exagération. « On parlait autrefois de viol et on dénonçait le passage à l’acte : la pénétration forcée. Aujourd’hui il y a la culture du viol. Cela englobe les blagues salaces, les dragueurs lourds, les attouchements et jusqu’à la galanterie. (…) Ainsi assiste-t-on à l’extension de ce concept de sexisme. Il y aurait en France de nombreux violeurs en puissance… », a lancé Alain Finkielkraut. Plus loin dans la discussion, agacé par les déclarations de Caroline de Haas, l’académicien a balancé : « Je dis aux hommes : violez les femmes. D’ailleurs, je viole la mienne tous les soirs et elle en a marre. » Une déclaration qui suscite à tort l’indignation sur les réseaux sociaux.

Un raisonnement par l’absurde plutôt qu’un appel au viol

Celui qui a suivi tout le débat peut se rendre compte que la déclaration d’Alain Finkielkraut « C’est du second degré », comme l’a souligné David Pujadas, ou si l’on veut c’est un raisonnement par l’absurde. Le philosophe n’appelle pas à violer les femmes, mais s’insurge contre une légèreté des néoféministes qui consiste à tout prendre pour un viol. Une blague salace, une drague lourde, un attouchement, voire la galanterie. Ainsi, ouvrir la porte à une demoiselle peut aujourd’hui s’interpréter comme une invitation à coucher et donc comme une tentative de viol si l’on réfléchissait comme ces militantes. A cette allure, on se demande bien si un jour, il ne faudra pas faire un contrat en bonne et due forme avant toute relation pour protéger les hommes contre des accusations fortuites. On y écrirait par exemple ce qu’il faudrait faire ou ne pas faire. Mais on n’en est pas encore là. Ici nous avons affaire à une catégorie de femmes revenchardes…

Les vraies victimes de viols ne font pas le tour des plateaux télé

Le plus triste dans cette histoire c’est que les vraies victimes de viols ne sont pas sur les plateaux télé ou sous les feux de la rampe. Toutes ces pseudos féministes qui vocifèrent à longueur de journée ressemblent davantage à des aventurières qui profitent largement des mouvements comme #MeToo pour redonner des couleurs à leur carrière en berne et se faire de l’argent. Elles vident en même temps leur trop plein de haine envers le « mâle ». La masculinité étant pour elle forcément synonyme de viol.

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