Le remaniement se fait attendre.

elysee (christoph.schrey)

 

Depuis les démissions en série le spectre du remaniement plané sur le gouvernement d’Edouard Philippe. La démission peu habituelle de Gérard Collomb a tout précipité pour la tête de l’exécutif qui se trouve fort dépourvu en potentiel candidat. Surtout que plusieurs d’entre eux ont déjà refusé un ministère.

Attendu hier toute la journée puis aujourd’hui, le remaniement ne devrait pas avoir lieu avant vendredi 12 au plus-tôt et le retour du président de son voyage en Arménie. L’Elysée joue la montre en déclarant que « Le président de la République entend mener ce remaniement avec calme et sans précipitation. Il consulte, les vérifications habituelles auprès de la HATVP [Haute autorité pour la transparence de la vie publique] se déroulent avec professionnalisme ». L’Elysée a aussi déclaré « il y aura des entrants, des sortants et certains changeront de job à l’intérieur du gouvernement » avant de préciser que l’annonce pourrait avoir lieu en début de semaine prochaine.

Selon l’entourage du président, il ne faut pas précipiter les choses puisque « Le gouvernement dans son ensemble est au travail, sans vacance dans l’activité gouvernementale. Le premier ministre assure l’intérim du ministère de l’intérieur, il était encore hier soir en déplacement auprès des forces de sécurité ».

Du côté des Républicains, Christian Jacob a interpellé le premier ministre dans l’hémicycle du Palais Bourbon déclarant que « Quand les premiers soutiens désertent ou n’y croient plus, c’est une bérézina annoncée » avant de souligner « l‘étroitesse pour ne pas dire le vide de l’assise politique de (la) majorité ».

Edouard Philippe lui a répondu d’un ton glacial : « Dans votre question j’ai entendu quelque chose qui m’apparaît relever de fébrilité et d’impatience. Mais il n’y a dans cette majorité et dans ce gouvernement aucune fébrilité, aucune impatience ».

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