L’Espagnol voit sa saison sur terre battue s’interrompre presque aussitôt qu’elle avait débuté, rattrapé par une blessure au poignet. De quoi dégager l’horizon pour son rival le plus sérieux, Jannik Sinner, à moins que le « vieux » Novak Djokovic ne vienne encore bousculer les pronostics.
Les craintes suscitées par les grimaces de Carlos Alcaraz lorsqu’il recevait des soins au poignet droit lors de son entrée en lice, le 14 avril, au Masters 1000 de Barcelone, se sont confirmées dix jours plus tard. Dans un message publié sur Instagram le 24 avril, le joueur espagnol a annoncé son retrait du circuit pour une durée indéterminée.
« Après les résultats des examens effectués aujourd’hui, nous avons décidé que la chose la plus prudente est d’être précautionneux et de ne pas participer à Rome ni à Roland-Garros », a écrit le numéro 2 mondial du tenni, laissant planer le flou sur l’ampleur exacte de sa blessure.
Il a ajouté qu’il attendrait d’évaluer sa progression avant de décider de la date de son retour sur les courts. Ce double forfait est d’une ampleur rare. Non seulement Alcaraz renonce à Roland-Garros, où il défendait son titre, mais il abandonne également le Masters 1000 de Rome, où il était là aussi champion en titre.
Sinner seul maître à bord Porte d’Auteuil
En ne défendant pas ses points de champion à Rome et à Roland-Garros, le joueur de 22 ans est mathématiquement condamné à reculer au classement. Il pourrait ainsi se retrouver à égalité avec Alexander Zverev, ou juste derrière lui, autour des deuxième et troisième places de la hiérarchie ATP.
Jannik Sinner, lui, devrait au contraire consolider sa place de numéro un pour plusieurs semaines supplémentaires, voire davantage. L’absence de son rival direct le propulse mécaniquement au rang de grand favori de Roland-Garros.
Mais au-delà de ce statut, Sinner se voit offrir une occasion historique : celle de réaliser le Grand Chelem en carrière, c’est‑à‑dire remporter les quatre tournois majeurs, alors qu’Alcaraz a déjà coché la case Open d’Australie en janvier dernier.
Wimbledon en ligne de mire, mais le doute s’installe
L’inusable Novak Djokovic reste toutefois en embuscade, prêt à saisir la moindre ouverture. Malgré ses 38 ans et un calendrier fortement allégé, le Serbe demeure un adversaire redoutable — à condition d’être en forme — pour la majeure partie du circuit.
Il pourrait ainsi contrarier les plans de Jannik Sinner, qu’il a d’ailleurs battu en demi‑finale à Melbourne au terme d’un nouveau combat mémorable. Pour Carlos Alcaraz, la véritable inconnue concerne désormais Wimbledon.
Le Grand Chelem sur gazon suit de très près la quinzaine parisienne, laissant peu de temps à l’Espagnol pour se soigner et revenir à 100%. D’autant que les blessures au poignet sont parmi les plus redoutées dans le monde du tennis.
La saison 2026 du natif d’El Palmar risque ainsi de basculer dans une phase d’incertitude prolongée. À son âge, il a le temps de rebondir, mais chaque Grand Chelem manqué est autant d’occasions perdues de conforter son statut de meilleur joueur de sa génération.